L’escroquerie financière n’a pas de frontières. Sur le blog Escroquerie Financière, il semble essentiel de rappeler que les fraudes ne se limitent pas au territoire national : certaines des plus grandes arnaques ont été orchestrées depuis ou à destination de l’étranger, avec des conséquences dramatiques pour des milliers de victimes dans le monde entier.
1. Le scandale OneCoin : une crypto… sans blockchain.
Lancée en 2014 par Ruja Ignatova, surnommée la « Cryptoqueen », OneCoin s’est présentée comme une alternative au Bitcoin. En réalité, il n’y avait aucune blockchain derrière le projet, simplement un système de type pyramide de Ponzi, dans lequel les premiers investisseurs étaient rémunérés avec l’argent des nouveaux entrants. Des milliards d’euros ont été collectés dans le monde entier, notamment en Europe, en Afrique et en Asie. Ruja Ignatova est toujours en fuite.
2. Le cas Wirecard : quand la fraude se cache derrière une entreprise cotée.
L’entreprise allemande Wirecard, cotée au DAX (équivalent du CAC 40), était censée révolutionner les paiements électroniques. Mais en 2020, une enquête révèle un trou de 1,9 milliard d’euros dans les comptes, censés être sur des comptes aux Philippines… qui n’ont jamais existé. Les audits avaient été truqués, les autorités allemandes aveuglées, et les investisseurs trompés pendant des années.
3. MT. Gox : la faillite du géant du Bitcoin.
Basée à Tokyo, MT. Gox était en 2013 la plus grande plateforme d’échange de Bitcoin au monde, traitant plus de 70 % des transactions mondiales. En 2014, elle annonce avoir « perdu » environ 850 000 bitcoins (valant à l’époque 450 millions USD, des milliards aujourd’hui). Une partie a été retrouvée, mais la plupart des clients n’ont jamais récupéré leurs fonds. L’affaire mettra en lumière l’extrême vulnérabilité des plateformes non régulées.
4. Les faux brokers des îles Vierges, de Chypre ou de Dubaï.
Derrière des interfaces professionnelles et des promesses de rentabilité, des centaines de fausses plateformes de trading prétendent être basées à Chypre, Dubaï ou dans les Caraïbes. En réalité, elles sont gérées par des réseaux d’escrocs bien organisés, souvent situés dans des zones grises du droit international. Les victimes reçoivent parfois de faux relevés de gains pendant des mois, jusqu’à ce que les retraits soient bloqués ou les comptes vidés.
Ce qu’il faut retenir :
Ces affaires spectaculaires ont en commun l’illusion de légitimité. Marques bien conçues, communication rassurante, figures publiques impliquées… Tout est fait pour créer la confiance. C’est pourquoi l’équipe du blog Escroquerie Financière rappelle :
« Plus une opportunité semble sûre, plus elle mérite d’être vérifiée. »
Dans un monde globalisé, l’escroquerie n’est jamais bien loin, même quand elle commence à des milliers de kilomètres.

